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A Croizamus, 5 000 ans d’histoire dévoilés par un nouveau panneau d’interprétation

Actualité
Publié le 1 octobre 2021

Un 3e lutrin vient d’être installé dans le quartier de Croizamus.

Les habitants de Croizamus, nouveau quartier en direction de Pont Scorff, savent-ils qu’ils vivent sur une terre riche d’une histoire millénaire dont les vestiges sont profondément enfouis ? C’est ce que dévoile le lutrin installé en septembre, rue de Hoedic. Deux autres lutrins racontent des pages qui ont marqué l’histoire du site.

Les premières constructions ont démarré en 2014 et le secteur compte déjà 204 logements sur les 320 prévus à horizon 2024. Au total, ce sont environ 800 habitants qui résideront sur les 17 hectares du site. Les lutrins, panneaux d’interprétation historique, qui viennent d’y être installés, sont conçus comme des traits d’union reliant les nouveaux habitants aux anciens, qui, en 5000 ans se sont succédé sur ces terres…

Les fouilles menées en 2011 à Croizamus sur 1,2 hectare, avant le démarrage des constructions, ont mis en lumière des activités humaines s’échelonnant sur plusieurs millénaires : une carrière d’extraction de granite au néolithique, entre – 6000 et – 3000 ans avant JC, une exploitation agricole à l’âge de fer, vers – 1000 ans, puis un sanctuaire au 1er siècle de notre ère, des traces de vie au moyen âge…

Au pied du calvaire, situé près de la route de Pont Scorff, on peut lire « En réparation du blasphème et de la profanation du Dimanche », inscription qui rappelle qu’à la fin du XIXème siècle, les jeunes Quévenois aimaient se retrouver dans la taverne de Croizamus, dite Tavarn trous ar vroh / trousse la jupe, au son d’airs à la mode contre l’avis de leurs aînés…

Au début du XXème siècle, c’est une usine florissante qui animait le site : entre 15 et 20 personnes y fabriquaient de l’engrais à partir de vidanges domestiques, de déchets d’animaux et de poissons, occasionnant des conflits liés aux odeurs pestilentielles. Le puits, seul vestige de cette histoire, fut creusé pour alimenter l’usine en eau. 90 % de la production était exportée jusqu’à Bordeaux, pour fertiliser champs et vignobles.

Ces 3 lutrins sont le fruit d’un partenariat entre la mairie et le comité historique. Au total, 11 panneaux mettent en valeur des sites emblématiques de l’histoire de Quéven. Le détail est en ligne sur www.queven.com, dans la rubrique Histoire de la ville. Le Département du Morbihan et la Région Bretagne ont contribué à leur financement.